La littérature érotique chinoise


La littérature érotique apparaît quand la sexualité n’est plus intégrée dans une conception du monde ; elle vient prendre le relais de la religion pour parer l’acte sexuel des arcanes multicolores du désir et lui éviter d’être réduit à une copulation. Les premiers poèmes érotiques « littéraires », les poèmes en prose d’amour (qingfu), conservés dans l’Anthologie littéraire (wen xuan), reprennent les anciens thèmes religieux : le Gao tang fu de Song Yu et le Déesse de la rivière Lo de Cao Zhi (192-232) ont pour thème l’union en rêve d’un prince avec une divinité. Les expressions littéraires pour désigner l’érotisme viennent du poème de Song Yu : le mont des Sorcières (wushan) est resté comme un symbole sexuel et l’expression « les nuages et la pluie » (yunyu) pour désigner l’union sexuelle. S’il existait, en particulier sous les Tang, de nombreux poèmes et historiettes érotiques, très peu sont parvenus jusqu’à nous.
 
Dans les grottes de Dunhuang, on a retrouvé un poème en prose sur le Grand Bonheur de Bai Xingjian (mort en 826), le frère du poète Bai Juyi, qui décrit différents aspects de l’érotisme. Ce qui est important de noter dans cette littérature, c’est qu’elle est réutilisé, pour embellir ses récits et pour ne pas être pornographique, les anciennes croyances religieuses : les lettrés y ont des aventures avec des esprits, sortes de fées, rencontrés dans une nature de rêve et, se nourrissant de leur yin, ils en revenaient deux fois plus robustes et plus beaux qu’avant.

Parfois le piquant de l’horreur servait de prétexte à l’histoire et ici aussi les motifs étaient basés sur les anciennes croyances : la fée n’était en fait qu’une renarde capable de se transformer en jolie fille pour voler l’essence vitale des lettrés esseulés et s’en nourrir, ou un fantôme venu attirer un vivant dans le monde des morts. Les héros de ces récits érotiques sont donc les descendants des sorcières de Song Yu et leur union ressemblaient à celles des médiums avec une divinité.
 
 Dans la deuxième partie de la dynastie des Ming et au début des Qing, une très relative liberté d’expression permit la relative floraison de romans érotiques d’une toute autre nature. La magie n’était plus capable de susciter les imaginations, au moins chez le public capable de lire. Dans ces romans, car le roman était un genre littéraire à la mode, seuls les excès de libertinage et l’audace des descriptions sont dorénavant susceptibles d’aviver les fantasmes.
 
Le plus remarquable de ces romans est le Jin Ping Mei (Fleur en fiole d’or, traduit par A. Lévy, Gallimard, la Pléiade, Paris, 1985) sans doute écrit par Li Kaixian (1501-1568), mais signé d’un nom de plume, le Mariole. C’est un merveilleux roman de mœurs sur la vie d’un riche marchand, Ximen Qing, dont le seul intérêt dans l’existence était de courir après les femmes, maîtresses qu’il prenait comme concubines, servantes de sa maison, courtisanes qu’il allait visiter avec ses amis. Les personnages féminins y ont beaucoup d’individualité, comme l’épouse principale, soumise, compréhensive et très attendrissante, ou la plus déchaînée des concubines, Pan Jinlian (Pan aux jolis petits pieds). Les passages érotiques, traduits en latin dans la version anglaise de C.Egerton, Golden Lotus, ne sont qu’un élément du roman ; l’érotisme y est replacé dans le cadre d’une vie. Les autres romans n’ont pas cette qualité : l’histoire et les personnages ne sont qu’un prétexte léger aux descriptions pornographiques. Dans les meilleurs, une note d’humour vient parfois y ajouter un peu de piquant : une mère maquerelle emmène une jeune fille voir des couchons pour l’exciter et l’amener à céder à un jeune homme ; un libertin se fait greffer un sexe de chien pour rendre son « capital » mieux capable de satisfaire les dames ; le héros est introduit dans une caisse chez les femmes.
 
Il existait même un roman sadique où une jeune fille de grande famille était condamnée à servir dans un bordel sordide : les clients faisaient la queue devant les grabats et on nourrissait les filles pendant qu’elles continuaient de faire l’amour, tandis que les amateurs les plus pauvres devaient se contenter de regarder de la rue par un trou en versant quelques piécettes. Comme dans la littérature érotique occidentale du XVIIIe siècle, les auteurs se croyaient obligés de justifier leur œuvre par un prétexte moral : le héros de Jin Ping Mei meurt d’une crise d’urémie pour avoir absorbé une dose trop forte d’aphrodisiaque, celui du Tapis de prière en chair se coupe le sexe pour échapper u désir et se faire bonze, car comment accepter de se priver du libertinage si l’on est pas persuadé qu’il ne débouche pas sur le malheur !
 
Si l’érotisme se passe dans la tête tout autant qu’au-dessous de la ceinture, le libertinage n’est pas sa seule forme et souvent seule la passion est capable de donner le courage d’enfreindre les tabous. La littérature en inventait les modèles, développait les sentiments et permettait aux hommes d’élaborer des désirs qui n’avaient pas la tristesse d’un simple accouplement sexuel. Ici, une différence fondamentale oppose les Chinois à l’Occident : dans notre tradition classique, toutes les histoires d’amour sont celles d’une conquête, qui se termine soit tragiquement par la séparation des amants, soit par leur union (« ils furent heureux et eurent de nombreux enfants » est alors le mot de la fin) ; l’homme devait surmonter ses craintes et persuader la femme d’en faire autant ; mais l’histoire s’arrêtait là. En Chine au contraire, si une femme avait accepté de braver l’ostracisme social et de donner un rendez-vous, il allait de soi que les amoureux devenaient des amants : il n’y avait pas d’idée de péché à surmonter.
 
Les histoires d’amour, au lieu d’être celles d’une conquête, qui aurait paru superflue si deux personnes s’aimaient, étaient celles d’une lutte contre le temps qui érodait la passion ; les histoires d’amour étaient celles de la fidélité. Ceci est évident dans une célèbre nouvelle de Yuan Zhen (779-831), la Biographie de Yingying : l’héroïne se donne tout de suite au jeune homme, mais refuse de le revoir parce que sa passion n’a été qu’éphémère. Dans la version théâtrale populaire de la même histoire, l’usure du temps est remplacé  par des obstacles plus spectaculaires, moins abstraits : l’arrivée des bandits, le refus de la mère, les intrigues du neveu : mais le héros n’a pas besoin de conquérir l’héroïne puisqu’elle l’aime ; simplement leurs sentiments devaient être assez forts pour venir à bout des entraves rencontrées. Dans l’histoire de Wang Kui, le héros est puni de mort parce qu’il n’y a pas su rester fidèle à la courtisane à qui il avait juré fidélité ; la courtisane Li Wa, malgré sa condition sociale, finit par amollir le père de son amant parce qu’elle lui est restée fidèle et dévouée dans l’adversité. Le héros de la pièce Chen Shimei est condamné à mort pour avoir abandonné sa femme et avoir épousé une princesse uniquement par faiblesse.
 
Si parfois les mœurs ont pu paraître libres en Chine, c’est parce qu’en effet, comme la littérature le montre, les amants se sont unis avant le mariage ; mais la seule façon de faire pardonner cette transgression à la règle d’une union qui devait être décidée par les parents était le  mariage et la fidélité : la famille était sauve. A partir des Song au moins, où le néo confucianisme imposa une moralité plus sévère, l’amour n’était pardonnable que s’il devait aboutir à une union stable et durable. Le crime n’était pas comme en Occident le fait de faire l’amour, mais la passion, surtout si elle changeait d’objet ou ne se limitait pas à une seule personne. C’était la passion qui était criminelle : l’homme pouvait satisfaire ses désirs auprès de courtisanes ou de concubines, mais la femme devait rester fidèle, car tous les interdits sur l’érotisme, même s’ils différaient de ceux de l’Occident, avaient en fait un but identique, de façon même plus ouverte en Chine : protéger l’institution familiale et, par voie de conséquence, la société et l’Etat.
 
Mais tout ceci se situe au niveau des représentations mentales. La vie quotidienne n’était pas à cette mesure. Le mariage était une affaire familiale ; le choix était fait par les parents et la vie conjugale était un devoir social ; l’amour n’y avait pas de place au moins sous forme de passion, car celle-ci était considérée comme trop éphémère et trop dangereuse pour y soumettre une institution aussi fondamentale que la famille. On était marié pour assurer la descendance et la pérennité du culte des ancêtres ; l’individu devait se sacrifier à ce qui demeure après lui. Certes, si telle était la règle, il arrivait que par affection les parents tiennent compte du penchant de leurs enfants ; en particulier s’ils avaient une fille unique, car ils savaient qu’il était impensable qu’elle trouve ensuite des compensations dans des aventures extra-maritales. Il pouvait aussi se produire qu’un mariage qui n’avait pas été choisi se transforme en une véritable histoire d’amour, comme le montre le livre « Six Chapitres d’une vie flottante » de Shen Fu (1763). Jusque sous dynastie des Tang, une certaine liberté des mœurs ne faisait pas considérer comme un crime impardonnable pour une jeune fille d’avoir eu un amant avant son mariage ; les liaisons passagères n’étaient pas rares, si au moins on en croit la littérature ; et les nonnes n’assimilaient pas la religion à la continence sexuelle. C’est le néo confucianisme des Song qui a imposé un puritanisme rigoureux et qui a donné à la doctrine morale sociale une vigueur et une systématisation encore jamais atteintes. Les femmes adultères devinrent passibles de la peine de mort et pour elles l’érotisme était devenu inséparable d’un contexte de drame.
La séparation des sexes était si stricte que l’homme ne pouvait espérer un objet à sa passion que parmi les courtisanes ou en se procurant une concubine par l’intermédiaire d’une entremetteuse ; et encore fallait-il souvent dans ce cas qu’il prenne le prétexte d’avoir à assurer sa descendance. Ceci peut paraître paradoxal. Puisque l’acte sexuel en lui-même n’était pas considéré à la façon occidentale comme « le péché » et puisque la crainte de l’enfer n’a jamais semblé tenir une grande place, au moins dans les milieux cultivés, on aurait pu imaginer que les Chinois étaient assez libres. Mais la société et la famille ne pouvaient tolérer une licence des mœurs qui aurait causé du désordre dans leurs institutions, et le moralisme devait être d’autant plus strict qu’il n’était pas renforcé par une crainte religieuse de l’érotisme, puisque celui-ci n’a jamais pris la forme d’une conquête sur la peur de l’enfer. La sexualité était ramenée à une fonction naturelle, à une hygiène sexuelle (c’est ainsi que furent interprétés les traités taoïstes), à une fantaisie que pouvaient se permettre les hommes dans la mesure où ils ne mettaient pas en danger par une passion dévorante l’ordre familial ; accorder à l’érotisme une place plus grande était considéré comme une inconvenance intolérable.
 
Si la littérature s’attache à des exceptions c’est parce que celles-ci étaient assez scandaleuses pour valoir la peine d’être racontées. Ce serait une illusion de rechercher dans la société chinoise une liberté du désir : les mœurs étaient d’autant moins libres que la morale étaient laïque ; et malgré des différences avec l’Occident, les pères y faisaient régner les interdits, auxquels d’ailleurs ils devaient déjà se soumettre pour pouvoir les imposer, car le tyran qui n’a de pouvoir que psychologique doit être la première victime de sa tyrannie. Si ce sujet vous intéresse, je vous conseille d’approfondir avec le livre  de R. Van Gulik «la Vie sexuelle de la Chine ancienne », paru chez Gallimard.

L'Usine à sexe du cambodge


Une excellente année 2017 à tous. Le Cambodge est un pays d’Asie qui n’est pas suffisamment connu par les touristes français. C’est une destination touristique en pleine expansion et je vais vous présenter ici une des destinations les plus courues : la ville de Sihanoukville, à tort ou à raison.

Dans cette ville côtière du Cambodge, vous pouvez obtenir des relations sexuelles avec des prostituées pour 5 $. La zone en question est appelé ferme de poulet de la rue de lumière rouge) qui regroupe plus de 1000 filles cambodgienne et vietnamiennes.

La Ferme de poulet est très longue route avec beaucoup de bordels. Le chemin de terre rouge est une sorte d’ U inversé. Les maisons closes sont à une trentaine de mètres de distance les unes des autres . Si vous louez une moto pour 3,00 $ par jour , vous pouvez naviguer entre elles assez facilement. La plupart des filles peuvent généralement être vu la nuit quand les néons rouges sont allumés.

Il y a entre 800 et 1000 filles disponibles sur cette longue route. Les premières parties de la route sont pour la plupart des filles au Cambodge qui conduisent ensuite aux filles du Vietnam . Ce sont souvent des filles au physique assez quelconque qui travaillent pour une clientèle locale. Les plus jolies filles, notamment les vietnamiennes, peuvent être ramenées à votre hôtel pour 15 ou 20 $ pour toute la nuit.
Voici les quelques lieux les plus marquants de cette usine du sexe :
- Victory Hill bars: de jolies filles, mais le prix minimum demandé est de 40 $ … pas la peine.
– Blue Mountain : de jolies filles et des prix honnêtes. Toutes les filles sont de jeunes et belles vietnamiennes qui demandent 20 $ ou 15 $, mais elles sont toutes d’accord pour 10 $. Les mamasan (maquerelles) négocient parfois pour monter les prix.
– Jam Bar : 15-20 filles tout le temps avec des prix corrects.

Attention, les prix montent en flèche à la haute saison. Ce lieu est une étrangeté et est peut-être encore plus hallucinant que Pattaya mais en beaucoup plus glauque. Ce n’est pas une destination qui mérite vraiment le détour. Les plages sont par contre très jolies. Soyez très prudent les maladies sexuellement transmissibles sont très courantes d’autant que de nombreuses prostituées acceptent des rapports sexuels sans préservatifs. Méfiez-vous également des mineures qui se prostituent, demandez les papiers pour vérifier l’âge. 

Le tourisme sexuel en Thaïlande


Ce guide peut vous éviter bien des déconvenues si vous allez en Thaïlande pour faire ce qu’on appelle du tourisme sexuel, bref si vous allez dans ce pays pour passer du temps avec des prostituées. La Thaïlande est en effet connue pour être l’une des plus importantes destinations de tourisme sexuel dans le monde. Voyager en Thaïlande est un jeu d’enfant, car le pays dispose d’une politique touristique conviviale ainsi que d’un vaste réseau d’infrastructures et d’hôtels qui répondent à un large éventail de voyageurs d’affaires et de loisirs. Mais avant de planifier votre prochain voyage en Thaïlande, il est bon de connaître toutes les informations essentielles sur le pays.

Quand aller en Thaïlande ?

Le meilleur moment pour visiter la Thaïlande est entre Novembre et Février, quand le climat est relativement sec et frais (25-32 ° C). Alors que Bangkok voit habituellement une chute de température négligeable, les provinces du nord et du nord-est peuvent être assez froides. Et si vous prévoyez de faire un voyage dans les montagnes, assurez-vous d’apporter un chandail ou une veste chaude.

Aller en Thaïlande pour faire du tourisme sexuel

Le tourisme sexuel est énorme en Thaïlande et il y a des millions d’hommes qui viennent en Thaïlande chaque année pour des vacances qui impliquent de payer pour des rapports sexuels avec des thaïlandais/ses.
Tout d’abord il convient de signaler que la Thaïlande n’est plus le pays désespérément pauvre d’auparavant et que les prix des prostituées ont augmenter de façon significative ces dernières années.
Une des spécificités des « ladies » thaïlandaises est qu’elles se comportent vraiment comme votre petites amies, ce qui fait que certains clients s’attachent beaucoup (trop) à elles et et se font parfois pigeonner. Il arrive toutefois que certains épousent et vivent heureux avec une prostituée connue en Thaïlande.

Il y a de très nombreux de quartiers chauds en Thaïlande. Vous pouvez avoir des rapports sexuels pour 20 € . Les prix des services sexuels en Thaïlande est relativement peu cher par rapport à ce que vous trouverez dans la plupart des autres pays et c’est cette raison ainsi que la disponibilité des millions de jeunes filles travaillant comme prostituées.

Pour avoir une fille d’un bar go-go, vous devrez payer une amende au bar, qui coûtera environ 500 baht (environ 15 €)! Si vous voulez partir avec une fille d’un Beer Bar, l’amende est d’environ 200 bahts. Si vous voulez une fille pendant une courte période (environ 2 heures) c’est négociable avec la jeune fille. Si vous voulez ‘longtemps’ la fille de votre choix pour qu’elle reste longtemps avec vous pendant toute la nuit, elle s’attendra à ce que vous lui donniez 1,000 à 3,000 baht (30 à 90 €).

La plupart des quartiers chauds se trouvent à Pattaya, Bangkok et Phuket. Dans les autres grandes villes il y a certaines activités sexuelles, mais moins marqués que dans ces trois villes. La Thaïlande offrent un large éventail de divertissements sexuels comme les salons de massage, les bars à bière, les go go bars, les spectacles porno et les boîtes de nuit…où l’on trouve des prostituées à foison. Il y a aussi une importante prostitution de rue.

Pour se loger il faut savoir que la plupart des maisons d’hôtes ont des chambres qui varient entre 6 et 10 € par nuit. Vous pouvez obtenir des hôtels confortables pour 15 à 20 € avec l’air conditionné, de la télévision et d’autres commodités. La plupart des logements loués et des hôtels sont favorables à l’accueil des prostituées.

Négocier le prix: Toujours négocier le prix avant de rejoindre votre hôtel avec votre belle dame thaïlandaise. Certaines prostituées moins honnête que d’autres peuvent vous voler durant la nuit ou la douche : mettez vos objets de valeur dans le coffre de votre chambre d’hôtel.

Attention aux mineurs : faîtes bien attention de ne pas vous retrouver avec une prostituée mineure. En dehors de l’aspect moral que cela doit vous poser, les prisons thaïlandaises ont mauvaises réputations et il arrive qu’un touriste soit arrêté pour l’exemple. Attention au Sida aussi bien sûr.

La sexualité dans la Chine ancienne


Sous l’antiquité, la sexualité était intégrée à toute la conception de l’univers, et elle ne formait pas une notion spéciale à part. Le fonctionnement de tous les phénomènes était en effet conçu comme une interaction d’un principe mâle et d’un principe femelle, le yin et le yang, qui se retrouvait sous d’autres formes, l’ombre et la lumière, le soleil et la lune, le ciel et la terre, l’eau et le feu ; et l’harmonie dépendait de leur union sans que l’un annihile l’autre. Cette conceptualisation sur un modèle sexuel se retrouvait dans les formes anciennes de l’écriture : le caractère qui signifiait l’affirmation de l’être (ye) représentait une vulve de femme, la porte de l’être ; le caractère qui signifiait le corps (shen) représentait une femme enceinte ; le caractère « ancêtre » (zu), qui signifiait jadis la tablette ou résidait l’esprit des ancêtres, représentait un phallus car ce devait être la forme primitive de l’autel ancestral ; le caractère qui signifiait femelle ou ancêtre (bi), représentait l’extérieur d’un sexe féminin ; le caractère « duc, public, chef » (gong), représentait un sexe masculin avec un gland en évidence ; le caractère « terre » (tu) représentait l’autel du dieu du Sol de forme phallique. La sexualité envisagée non pas simplement comme moyen de reproduction mais avant tout comme un dérèglement avait sa place dans deux fêtes. A celle du printemps, garçons et filles chantaient et dansaient en deux groupes qui se faisaient face et s’attiraient, se charmaient par des chansons avant d’aller, s’unir dans les bosquets du voisinage ; si une telle union se révélait féconde, l’entremetteuse mariait le jeune couple à l’automne suivant. Beaucoup de chansons conservées dans la partie « chansons des royaumes » du Classique des vers étaient en fait à l’origine de telles chansons. Celles-ci ont été étudiées par M.Granet dans « Fêtes  et Chansons de la Chine ancienne ». A titre d’exemple on peut citer Jupes retroussées :

Si tu as pour moi des pensées d’amour,
Je trousse ma jupe et passe la Zhen,
Mais si tu n’as pont de pensées pour moi,
Est-ce qu’il n’y a pas d’autres hommes ?
O le plus fou des jeunes fous, vraiment !
Si tu as pour moi des pensées d’amour,
Je trousse ma jupe et passe la Wei,
Mais si tu n’as pont de pensées pour moi,
Est-ce qu’il n’y a pas d’autres garçons ?
O le plus fou des jeunes fous, vraiment !

La seconde fête avait lieu pendant la grande nuit d’hiver, qui devait correspondre au solstice : c’était une orgie générale ou hommes et femmes se soûlaient, se poursuivaient dans la nuit déguisés en peaux de bêtes. Dans la mythologie ancienne, la Reine Mère d’Occident (xi wangmu) était certainement un personnage de caractère érotique, représentée avec un visage terrifiant et un corps à moitié animal ; elle séduisit l’archer Yi, le mari de Chang’e, et lui remit la drogue d’immortalité, que Chang’e déroba ; et celle-ci s’enfuit sur la lune pour échapper à la colère de son mari. Les médiums (wu) qui étaient possédés par les dieux et les incarnaient parmi les humains au cours de cérémonies de transe avaient parfois une relation de caractère sexuel évident avec la divinité. Comment comprendre autrement les Neufs Chants dans le recueil des « Chansons de Chu », poèmes à l’imitation des invocations utilisées dans les cultes médiumniques.

Mais le confucianisme, quand il devint doctrine d’Etat, s’appuya sur les rites pour régler les rapports humains ; tout débordement, même à des moments comme les fêtes, allait être banni comme fauteur de trouble ; la famille devenait la seule cellule de base, et les relations d’obéissance au père allaient être étendues à la société tout entière, en particulier aux relations entre le souverain et ses sujets. Dès lors toute la pensée antique allait être réinterprété pour justifier le confucianisme, et les aspects qui ne pouvaient pas servir, notamment tout ce qui concernait la sexualité, allaient être mis sous le boisseau et ne devaient survivre qu’à titre fragmentaire et clandestin. Dans ces conditions, il n’est pas surprenant que nous en sachions tellement peu sur l’érotisme antique.

Mais le taoïsme devait reprendre à son compte certains aspects de la pensée antique et allait maintenir un courant souterrain parallèlement au confucianisme, et intégrer la sexualité. Dans ses formes rituelles et religieuses, surtout au niveau populaire, le taoïsme se servit de la sexualité comme d’une des techniques pour atteindre l’union mystique avec le tao ; c’est ce qu’on appelait l’union des souffles (he qi), rituel étudié par H.Maspéro, où hommes et femmes s’unissaient au cours d’un cérémonial. Mais il faut noter que cette cérémonie fut toujours limitée à des sectes restreintes et secrètes à cause de l’ostracisme social, et qu’il e s’agissait pas du tout de se livrer au plaisir, mais de se délivrer des péchés ; les partenaires ne se choisissaient pas. C’est sans doute au tantrisme que le taoïsme emprunta cette idée de l’union mystique atteinte par l’union sexuelle puisque, selon le tantrisme, la passion rend l’homme captif, mais la passion seule libère. Le tantrisme fut connut en Chine, mais il n’eut jamais une large audience. C’était la forme de bouddhisme à laquelle étaient attachés les Mongols, et sous la dynastie mandchoue, des temples tantriques furent construits ; les souverains mongols se livraient à des rituels sexuels appelés « sacrifices », que les lettrés chinois décrivirent avec des titillations d’horreur, ne voulant y voir qu’un prétexte pour se livrer à la débauche. Mais ce phénomène d’un érotisme religieux resta très marginal en Chine.

Par contre, la pensée taoïste la plus répandue visait avant tout à nourrir l’essence vitale et à prolonger la vie. A ce titre, elle développa, entre autres, des techniques sexuelles, qu’elle rattacha, comme les autres techniques, à un fondateur, l’Empereur Jaune, lui-même ayant été initié par la Fille simple. A part des prescriptions pour développer l’activité sexuelle, c’est-à-dire l’essence vitale, les traités taoïstes sur la sexualité, comme le « Classique de la Fille simple » ou le « Traité de Maître Tongxuan », s’attachaient surtout à donner des recettes pour pratiquer le coïtus reservatus et le coïtus interruptus ; le but était de faire souvent l’amour avec plusieurs femmes pour leur voler leur principe femelle, le yin, qu’elles dégageaient sous forme de sécrétions en jouissant, tandis que l’homme ne devait pas perdre son essence, c’est-à-dire son sperme, mais le garder pour le faire remonter au cerveau par l’intermédiaire de la colonne vertébrale sous une forme épurée et ainsi développer son essence vitale. Ici encore, on retrouve les conceptions tantriques. Il n’y avait donc pas de tabou sur l’activité sexuelle, mais l’érotisme était ramené à une technique au même  titre que la gymnastique ou la diététique. Les japonais ne s’y sont pas trompés, eux qui ont conservé ces textes taoïstes dans leurs ouvrages médicaux. En dehors même du souci taoïste de prolonger la vie, ces pratiques restèrent à un niveau pragmatique dans la tradition chinoise : l’homme qui avait de jeunes concubines en plus de son épouse y vit un moyen pour les satisfaire sans s’épuiser.

L’érotisme se retrouve aussi dans l’histoire, comme si les puissants étaient chargés de vivre ce qui ne pouvait être que fantasmes chez le commun du mortel. L’interprétation confucianiste de l’histoire devait même créer un type de souverain qui pratiquait l’érotisme : le souverain de perdition, celui dont la débauche devait entraîner la chute de sa dynastie. A ce sujet, les « Mémoires historiques » de Sima Qian, contiennent des descriptions grandioses : « L’Empereur Zhou (1154-1122 avant JC) organisait de grands divertissements à Shaqiu : il fit un étang de vin, il suspendit des quartiers de viande de façon à former une forêt ; il envoya des hommes et des femmes se poursuivre en ces lieux ; il donna des orgies qui duraient toute la nuit ». « Les commentaires de Zuo » aux « Annales des printemps et automne » contiennent des anecdotes sur des souverains de royaumes de l’Antiquité où l’histoire donne à l’érotisme une dimension tragique. Pour ne citer qu’un exemple, en 695 avant JC, le prince de Wei eut des relations avec la seconde femme de son père, dont il eut un fils. Ensuite il prit comme maîtresse la femme de ce fils, ce qui rendit la mère si jalouse qu’elle se pendit. La belle-fille devenue la maîtresse de son beau-père voulut s’en faire épouser pour devenir reine et sut si bien calomnier son mari auprès de son amant que le père fit tuer son fils par des bandits. La liste des empereurs qui ont su émoustiller les lettrés est fort longue. Ainsi l’empereur Yangdi (605-617) des Sui fut décrit comme un souverain saisi par l’hybris, et l’érotisme ne manqua pas de faire partie des excès qui lui étaient attribués. Une peinture le représente soutenu par des femmes nues en train de faire l’amour avec une concubine qui a pris comme oreiller le corps d’une autre femme. On lui attribue l’invention de la charrette à roues irrégulières dans laquelle il se faisait promener avec une femme. A coté des souverains pervers et cruels, l’empereur Minghuang (712-755) des Tang représente l’homme égaré par la passion amoureuse. Il s’était épris d’une danseuse, Yang Yuhuan, qu’il nomma concubine de premier rang (guifei) ; et il abandonna le pouvoir aux parents et amis de cette femme. La révolte d’An Lushan (755) et la perte de la capitale furent attribuées à l’influence néfaste de cette femme ; la garde impériale exigea sa mort pour protéger l’empereur dans sa fuite et celui-ci abdiqua, n’espérant plus que retrouver en rêve celle qu’il aimait. Ici la passion remplace la débauche, l’histoire était là pour montrer que l’érotisme ne pouvait entraîner le désordre. Cependant, les poèmes, les pièces de théâtre, les romans allaient idéaliser cet amour entre un empereur et sa concubine pour lui donner l’attrait des fantasmes. Je vous recommande d’ailleurs si vous allez en Chine, d’assister au spectacle de danse et chant organisé près du tombeau du premier empereur à Xi’an, qui retrace l’histoire de ce couple maudit et qui est de toute beauté.

Lexique de l’industrie sexe en Thaïlande et en Asie du Sud-Est


L’industrie du sexe a sa propre terminologie avec des phrases telles que «bars à bière», «go-go bar», « mamasan », «drink lady», «bar fine», «short time/peu de temps», «longtime/longtemps» ou encore «GFE», «freelancer/indépendante», «butterfly/papillon» et beaucoup d’autres. Voici un petit lexique pour comprendre l’univers du sexe dans le sud-est asiatique et s’y retrouver facilement. Evidemment c’est l’anglais qui est la langue la plus utilisée dans la région pour ce genre d’activités.

Bar à Bières/Beer Bar – Ce sont de simples bars souvent regroupés dans des complexes. La plupart de ces complexes sont dans les rues secondaires des grandes villes, comme à Bangla Road à Patong ou soi 6 à Pattaya en Thaïlande . Il y a des tabourets autour du bar et il y a généralement un couple de pôles-barres pour que des filles dansent autour. Les clients se promènent autour du complexe jusqu’à ce qu’ils choisissent un bar ou alors ils sont entraînés dans un bar par les filles qui y travaillent. Les filles vont alors essayer de se vendre au client en lui parlant de le divertir avec des jeux de pole-dance.

Go-Go Bar – ce sont des bars où les filles dansent sur d​es pistes de dansent ou en pole-dance. Les filles portent habituellement des bikinis – Elles ne sont plus autorisés à la danse seins nus mais il arrive que cela se produise loin des yeux des autorités. Les filles ont des numéros et les clients peuvent demander d’emmener une fille qu’ils aiment en donnant à la patronne son numéro (contre rémunération bien sûr).

Lady : prostituée.

Mamasan – une femme qui gère les filles travaillant dans un bar. Seuls les grands bars go-gos auront une mamasan. C’est généralement une femme âgée qui exige le respect des jeunes filles. Elle sera responsable du recrutement de nouvelles filles, en s’assurant que les filles travaillent bien et assure la liaison avec les clients.

Lady Drink – une boisson que le client achète pour avoir une fille. En Thaïlande, celles-ci coûtent généralement baht 30-90 au-dessus du prix du bar normal.

Bar Fine- les frais facturés par un bar pour prendre une fille de cet établissement. Les bars à bière facturent entre 300 à 500 baht. Cet argent est pour le bar afin de l’indemniser de perdre une fille pour la nuit. Le client doit tout de même payer la jeune fille en plus. Certains go-gos demandent 3000 bahts ou plus, mais cela inclut aussi généralement le paiement à la fille.

Peu de temps/short time – le client prend une fille dans une chambre à proximité pour un «short time». Les complexes de de go-go et beers bars ont souvent des chambres courte durée à l’arrière des locaux. Le client devra payer une indemnité au bar, une charge pour la chambre et un prix convenu à la jeune fille pour ses services (de 500 à 1000 bahts). Quand ils ont fini, la jeune fille va retourner au travail alors que le client s’en va.

Longtemps/Long Time – le client aura la jeune fille pour la nuit (une «longue période»), généralement dans sa chambre d’hôtel. Le paiement de la jeune fille est normalement de 1.000 à 2.000 bahts. Certains des hôtels de luxe ne permettent pas d’inviter des jeunes femmes pour la nuit tandis que d’autres exigent des frais d’invités.

GFE – Girl Friend Experience. C’est là que le client prend la jeune fille pour toute la durée de ses vacances et la traite comme sa petite amie. La jeune fille va agir comme un compagnon et un guide. Ils vont aux restaurants ensemble, font des excursions ensemble et agissent généralement comme copain et copine. Bien sûr, la jeune fille est toujours active et l’homme paie pour tout y compris le sexe. Le bar où la jeune fille travaille va demander une indemnité pour chaque jour la jeune fille reste avec l’homme.

Indépendante/Freelancer – une fille qui ne travaille pas dans les bars. Ces filles vont chercher les clients des boîtes de nuit ou dans la rue. Ce sont souvent de très jolies filles qui sont convaincues qu’elles peuvent ramasser les hommes sans une base de travail. Elles peuvent donc facturer plus que les filles de bar. Elles sont également considérées comme moins fiables car elles sont plus difficiles à traquer en cas de vol du client.

Papillon/Butterfly – quelqu’un, homme ou femme, qui passe d’un partenaire à l’autre.